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Français > Anglais : Roman policier format livre de poche de 127 pages
roman policier format livre de poche de 127 pages. Les pages sont de 15 cm par 21 cm.
Livraison sans urgence. Délais raisonnables.
Le roman policier contient aussi des dialogues entre les personnages. Texte et écriture fluide avec des mots simples.
Exemple du texte :
Un étonnant silence régnait dans l’autobus où le soleil brûlant, traversant les vitres épaisses et sales, rougissait les visages des occupants. Ils dormaient tous et, dans leurs songes, certains se revoyaient un mois auparavant…
En cet hiver de février 2012, un petit village du 13e arrondissement de Marseille se trouvait sous la neige, ses petites rues étant désertées à cause du froid glacial. Située au nord-est de la grande ville, au pied du massif de l’Étoile, la bourgade, qui faisait jadis partie de la seigneurie ecclésiastique d’Allauch au Moyen Âge, accueillait désormais une diversité de populations très éloignées de celles qui demeuraient dans la mégalopole. Anciennement occupé par de riches paysans qui rachetèrent les droits seigneuriaux en 1595, le village de Château-Gombert – puisque c’est de lui dont il s’agit –hébergeait dès lors des immigrés, distincts de ceux que l’on pouvait trouver dans les quartiers limitrophes. C’étaient des pieds noirs d’origine espagnole, des Arméniens, des Italiens, des Juifs (dont seule une faible part était issue du Maghreb), mais avant tout, des vieux Marseillais, qui descen-daient depuis plusieurs générations des anciennes grandes familles de paysans.
Le bourg, calme et sans histoire, était en fait le repère et le lieu de naissance de Sauveur, lequel habitait une vieille demeure aux abords du patelin et se révélait être un meneur d’hommes parti-culièrement dangereux… Ce chef d’entreprise connaissait de grosses difficultés de trésorerie ; il subissait de nombreuses pertes financières suite à des placements hasardeux et il était en train d’ima-giner un stratagème d’une ampleur considérable qui allait le plonger au cœur d’un braquage sanglant !
Pour Sauveur, tout démarra en fait avec son besoin perpétuel de rechercher, à tout prix, à gagner de l’argent le plus rapidement possible. L’idée de faire un braquage lui traversait souvent l’esprit, mais, à chaque fois, il se posait les éternelles questions des apprentis braqueurs. Braquer quoi ? Avec qui ? Comment ? Avec quels risques ? Et pour quel rapport ? C’étaient autant d’interrogations auxquelles il n’avait jamais pu répondre.
Il essayait bien d’être un entrepreneur exemplaire et loyal ; cependant, Sauveur se voyait confronter à la dure réalité du commerce local qui, inévitablement, interdisait à un indépendant comme lui de gagner sa vie de manière honnête. Il ne com-prenait pas pourquoi les dirigeants de son pays ne faisaient rien de très concret pour les petites entre-prises et il se lassait de se battre contre les impôts, les banques, les fournisseurs, et contre les clients qui ne pouvaient plus le payer. De fil en aiguille, les huissiers avaient fini par frapper à sa porte au moins deux fois par semaine, car lui non plus ne parvenait plus à payer ses fournisseurs et, par lassitude, il ne répondait même plus aux appels incessants de ses créanciers ou aux convocations administratives et policières.
Certains jours, il craquait et, d’autres, il se rebellait contre tout. Le moindre sujet politique l’irritait. Il plaidait avec conviction pour le peuple, avec des mots violents et agressifs contre ces énar-ques du gouvernement, qui ne parlaient que de statistiques tronquées avec cette certitude d’avoir toujours raison, alors qu’ils évoluaient dans une bulle financière et économique totalement surréa-liste et étrangère à la condition des gens du peuple !
Puis, vint le moment où Sauveur prit la décision la plus importante de sa vie, celui où il pouvait enfin tenter de répondre à toutes les questions qu’il se posait depuis tant d’années. Il avait certes tou-jours eu l’esprit voyou, mais il n’avait jamais eu l’opportunité de pouvoir agir. Jusqu’à cette ren-contre…
Dans un café, un anonyme lui expliqua à quel point il n’avait jamais eu autant envie de cracher sur la politique de son pays. L’homme affichait la cinquantaine et, bien qu’il affirmât sortir tout juste de prison, était bizarrement bien vêtu. Cela étonna beaucoup Sauveur, qui ne le connaissait pas et ne comprenait pas pourquoi ce type avait décidé de lui adresser la parole à la terrasse du Bar-tabac de la Poste, son bistrot préféré.
Le bonhomme commença par marmonner : « Je suis un ancien haut fonctionnaire et j’ai sombré ! J’ai perdu ma femme et mes amis après avoir couvert des politiques qui m’ont lâché comme une vieille chaussette trouée… » Cela incita Sauveur à entamer une conversation avec lui, une inter-minable discussion, qui se prolongea jusqu’à la fermeture de l’établissement dans lequel ils s’étaient attablés tous les deux…
– Mais… je vous ennuie peut-être avec mes histoires, cher monsieur ?
– Rassurez-vous ! Si vous m’ennuyiez, je ne serais pas là, assis avec vous à vous écouter… Au contraire même, je suis curieux de connaître le reste ! Et, n’hésitez pas si je peux vous aider en quoi que ce soit… !
– Ha ! Vous êtes le bon Samaritain qui défauche les anciens tolars ?
– Pas du tout ! Je suis juste sensible à votre histoire. Et puis, pour l’instant, je n’ai rien d’autre à faire que de boire ce café et de vous écouter !
– En fait, en 2007, j’étais le directeur de la succursale de Marseille qui est directement rattachée au gouverneur de la Banque de France. Mon salaire annuel s’élevait à cent trente-cinq mille euros et j’aimais mon job ! Seulement voila, un jour, un candidat à la présidentielle que je connaissais bien, me proposa de faire partie de son équipe et de gérer ses comptes de campagne. Et j’ai accepté… principalement pour lui rendre service ! Si, à ce moment-là, j’avais su dans quel pétrin j’étais en train de me mettre, pour sûr que ma réponse aurait été négative !
L’homme bien habillé poursuivit :
– Pour la campagne, je fus chargé de récupérer différentes sommes d’argent qui, selon le candidat, provenaient de dons et de prêts privés remboursa-bles sans intérêts. Cependant, en tant que haut fonctionnaire de la finance, la curiosité m’a démangé et je me suis permis de vérifier certaines provenances… Hélas, l’origine de certains fonds étant manifestement incertaine, j’ai, en raison de ma position, demandé au candidat de nommer quel-qu’un d’autre à ma place ; je ne pouvais plus exercer mes fonctions avec tous les risques qui en découlaient ! Après avoir essuyé un refus catégori-que de la part de toute l’équipe de campagne, je me suis senti obligé d’en informer ma hiérarchie, pour être bien sûr couvert en cas de soucis… Cependant, mes doutes grandirent encore : en effet, mon supé-rieur prit l’initiative d’informer les RG… Ensuite, c’est allé très vite et, malgré mon innocence, j’ai été mis en examen ! Cette action a déclenché pour moi une série de catastrophes… J’ai été remercié pour faute grave et mon épouse, qui ne supportait pas la situation, m’a laissé tomber. S’ensuivirent alors trois semaines atroces, certainement les plus longues de toute ma vie… Jusqu’à ce que le juge qui instruisait mon dossier demande ma mise en détention provisoire. Et voilà… ! C’est
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Arts/Entertainment
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