|
|
|
||||
|
|
Status
This job posting is CLOSED. No quotes can be placed
anymore.
Become a TRADUguide member to quote on future jobs like this.
Click here to register!
Not a member yet? Click here to register!
Request for translation quotes from freelance translators / translation agencies
Français > Anglais : Roman de fantasy / medieval fantastique, 105000 mots
Theme: Roman de fantasy / medieval fantastique. Premier volume d'une saga de 6 romans.
Taille: 105 000 mots
Delai: aucune contrainte
Traducteur de langue maternelle anglaise.
Exemple du texte :
Malgré l’heure tardive, il restait suffisamment de lumière pour distinguer les monceaux d’ordures qui encombraient les ruelles de la capitale de Mindûhr. Un cavalier s’évertuait à diriger sa monture à travers ce dédale de détritus. Loin du palais, la misère nécrosait les rues telle la gangrène la chair d’un moignon infecté. Ynex, même en tant que lieu de résidence du roi Numer, n’échappait guère à cette règle.
Les habitants de ces quartiers luttaient quotidiennement pour leur pitance. Les enfants s’habituaient dès le plus jeune âge à dormir le ventre vide. Détrousser un passant était la manière la plus sûre d’assurer son repas quotidien, même si la loi punissait sévèrement les voleurs. Les cadavres pendus à l’entrée de la ville le prouvaient. Dans ces conditions, trancher une gorge pour une piécette devenait un risque acceptable. De toute façon, la garde ne mettait que rarement les pieds hors des quartiers centraux. Hélas, l’argent se trouvait là-bas ; de même que les étals de nourriture. Les marchands avaient depuis longtemps déserté les faubourgs, las de se faire déposséder.
L’homme soupesa sa bourse en soupirant profondément. Il avait dépensé une petite fortune pour persuader les gardes de le laisser entrer malgré la fermeture des portes. Étonnamment, en dévoilant aussi ostensiblement ses possessions, la perspective de tomber sur une bande de tire-laine ne semblait pas l’effrayer outre mesure. Une longue épée attachée à sa selle prouvait qu’il ne s’agissait pas d’un marchand égaré.
L’individu rabattit sa cape et passa sur son crâne une main couturée de fines cicatrices pour essuyer la poussière du voyage. Son geste laissa une large traînée révélant une peau mate. Ses traits avaient la dureté des habitants des déserts de Sapour. Cependant, sa taille et ses muscles proéminents contrastaient avec la physionomie sèche des Sapourahs.
Le regard de l’homme s’arrêta sur l’enseigne tapageuse d’une auberge dénommée Au Dragon Borgne. Des couleurs criardes promettaient des boissons alcoolisées de qualité et des chambres à prix raisonnables. La lumière et les bruits qui filtraient par les ouvertures de la bâtisse témoignaient d’une clientèle qui n’était pas rebutée par l’heure tardive.
L’esquisse d’un sourire parcourut le visage du cavalier. Cette grimace eut pour conséquence d’agiter d’un spasme nerveux sa paupière droite, qui couvrait partiellement un œil couleur acier. Sans plus attendre, il dirigea son cheval en direction de l’auberge.
À peine eut-il mis un pied à terre qu’un garçon d’une dizaine d’années vint à sa rencontre. Sa tignasse blonde n’avait pas vu de peigne depuis une éternité, mais ses vêtements n’étaient que peu rapiécés et relativement propres. Sans l’ombre d’une hésitation, il saisit les rênes de la monture.
« Une place à l’écurie ? », demanda-t-il en fixant l’étranger droit dans les yeux.
La main du cavalier bondit en avant et empoigna fermement le menton de l’enfant. L’homme s’inclina pour se rapprocher au plus près, comme s’il voulait s’imprégner du moindre détail du visage juvénile.
« Combien pour l’écurie, l’avoine et la certitude de le retrouver demain matin ? répondit-il finalement en lâchant le garçon.
– Trois cuivres. On fait un tarif spécial pour la semaine. »
D’un hochement de tête, il signifia son accord en saisissant ses fontes et son épée. Ne s’occupant plus ni de son cheval, ni du jeune palefrenier, il marcha d’un pas décidé vers l’entrée du Dragon Borgne.
Lorsqu’il franchit le seuil de l’établissement, les conversations se tarirent instantanément. Comme coutumier du fait, il s’attarda un moment sur le pas-de-porte en scrutant la salle. Une vingtaine d’hommes aux mines patibulaires étaient assis à quelques tables ou accoudés au comptoir. Tous sans exception portaient des armes. Le mobilier, réduit à sa plus simple expression, était cloué au plancher afin de ne pas être utilisé comme projectile lors des rixes entre ivrognes. Sous le plafond trônait une énorme figure de proue en forme de tête de dragon. Une large entaille l’avait pratiquement fendue en deux et lui donnait l’apparence éborgnée qui avait baptisé l’auberge.
L’aubergiste, un homme grand au crâne partiellement dégarni se tenait derrière le bar, un torchon crasseux négligemment jeté sur l’épaule. Son regard, ainsi que ceux de tous les autres clients de l’auberge, était fixé sur le nouvel arrivant.
Celui-ci, insensible à l’élan de méfiance qui venait de parcourir l’assemblée, se dirigea vers le comptoir et posa bruyamment son barda à terre. Il se pencha en avant, rapprochant son visage de celui du tenancier.
« Combien pour une chambre propre et sans cafards ? », se renseigna-t-il à voix basse.
Les sourcils fournis de l’aubergiste se relevèrent légèrement et un sourire se dessina sur son menton mal rasé.
« Il veut une chambre propre et sans cafards. Vous entendez ça, les gars ? Et pourquoi pas la chambre du roi Numer pendant qu’on y est ? », beugla le patron du Dragon Borgne.
Des dizaines de voix rauques éclatèrent simultanément de rire. Divers commentaires fusèrent pour se moquer du voyageur et lui conseiller de changer d’établissement.
Sans prendre part à l’hilarité générale, il continua à fixer imperturbablement l’aubergiste. Après un instant, à bout de patience, il le saisit par le col et le tira par-dessus le comptoir d’une seule main. Son nez à quelques pouces de celui du tenancier, il attendit que le visage de celui-ci virât au rouge avant de reposer sa question dans les mêmes termes.
Cette fois, il obtint un hochement de tête et un couinement qui devait être une réponse. Son bras massif relâcha alors prise. Luttant contre l’asphyxie, l’aubergiste finit par répondre que le prix était de cinq pièces de cuivre la nuit, mais qu’il ne pouvait rien faire contre les cafards. Pendant toute l’altercation, aucun client de l’auberge n’était intervenu. Tous surveillaient la scène d’un œil attentif.
« Je la prends, décida finalement le voyageur en ramassant ses affaires. Rajoute de l’eau chaude et de quoi me décrasser.
– Tique, viens ici ! », hurla le patron d’une voix trahissant sa gorge endolorie.
Le même palefrenier aux cheveux blonds ébouriffés arriva en courant du fond de la salle. Il avait observé la courte rixe la bouche grande ouverte.
« Rends-toi utile pour une fois et amène-le à la chambre rouge. Et change les draps.
– Oui, papa, confirma le jeune garçon.
– Et n’oublie pas l’eau chaude. Si Mathilde est toujours dedans, fous-la dehors. Ça fait plus d’une demi-heure de toute manière. »
Prestement, le fils de l’aubergiste monta les marches de l’escalier au fond de la salle pour se diriger vers l’une des trois portes de l’étage. Constatant qu’elle était fermée, il joua de son petit poing pour signaler sa présence.
« Mathilde, faut que tu sortes. Papa dit que ton temps est écoulé. On a besoin de la chambre. Dis à ton jules de ranger ses affaires dans son futal. »
Pour être sûr de bien se faire comprendre, il continua à tambouriner à la porte jusqu'à ce qu’elle s’ouvrît pour laisser passer une fille d’une vingtaine d’années. Sa jeunesse se devinait encore, malgré son faciès rougi par l’alcool. Elle tentait vainement de faire tenir son opulente poitrine dans un corsage aux multiples reprises et d’une taille bien trop petite. En passant, elle fit un clin d’œil à l’étranger et ébouriffa la tignasse de Tique, qui la regarda d’un air offusqué.
« Sois pas jaloux mon blondinet mignon, lui susurra-t-elle en lui collant un baiser sur le front. Ton tour viendra aussi. Mais il te faut attendre encore quelques années. »
Sur cette dernière phrase, elle éclata d’un rire rauque qui mit le garçon hors de lui. Il la repoussa pour entrer dans la chambre, mais buta contre un colosse occupé à refermer ses braies. Il rencontrait des problèmes similaires avec sa bedaine à ceux de Mathilde avec sa poitrine. La lourde massue cloutée qui ornait sa ceinture ne lui facilitait nullement la tâche.
« Allez, Berthold, fini de s’amuser, lui intima le fils de l’aubergiste sur un ton bravache. La chambre est prise.
– Elle sera prise quand je dirai qu’elle l’est, t’as compris ? grogna-t-il en giflant Tique pour son insolence. Maintenant, dégage de mon chemin. »
En sortant, Berthold marqua un temps d’arrêt pour dévisager le voyageur, qui soutint son regard sans broncher. Il finit donc par hausser les sourcils et redescendre l’escalier en commandant une bière d’une voix tonitruante, avant de raconter à toute la salle son escapade avec Mathilde dans les détails les plus crus.
Pendant ce temps, le garçon s’agitait dans la chambre. Il avait déjà retiré du lit les draps souillés et courait pour en chercher de propres. Sans s’occuper de lui, l’homme posa ses affaires et défit son manteau poussiéreux pour le suspendre au mur. En apportant un broc avec de l’eau chaude, Tique put voir qu’une fine cotte de mailles protégeait son torse, sans pour autant encombrer ses bras. Une longue dague à large lame pendait à sa ceinture, ainsi que deux autres couteaux plus fins. Deux bandes de cuir traversaient diagonalement sa poitrine et répartissaient le poids des armes sur ses épaules.
Une fois le lit recouvert de nouveaux draps moins sales que les précédents, le broc et sa coupelle disposés sur la table, le fils de l’aubergiste bomba fièrement le torse.
« S’il vous faut autre chose, dites-le-moi. Mon nom est Jonas, mais tout le monde m’appelle Tique. Le patron, c’est mon père. Celui que vous avez un peu étranglé… »
Aucunement offensé par ce souvenir, le garçon souriait à pleines dents.
« C’est bon, tu peux y aller », répliqua l’homme sur un ton presque doux. Pour accompagner ses paroles, il lui jeta une pièce de cuivre.
Tique le remercia en attrapant la pièce au vol. Sur un dernier sourire, il referma la porte derrière lui.
Specialization required
Arts/Entertainment
Language pair(s)
French
> English
Native language: English
About the outsourcer
The outsourcer information has been removed because this job posting has already been closed.
You cannot place a quote anymore because this job posting has already been closed.
Subscribed to calls for feedback?
Please subscribe to feedback
calls to share your experience on the Feedack Forum.

When subscribed you will receive requests to leave feedback on translation outsourcers.
Click here to subscribe.