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Français > Anglais : Roman, 35.600 mots

Roman pour adultes qui relate l'histoire d'un expatrié en Arabie Saoudite. Observation d'une société ultraconservatrice et références à l'Islam
Taile : texte de 206 pages, 35.600 mots
livraison souhaitée avant fin 2011

Example du texte :
L’avion commença lentement à descendre pour la procédure d’atterrissage.
Le temps de vol me parut plus court que prévu.
J’avais discuté à bâtons rompus pendant plus de deux heures avec mon voisin, un jeune homme qui avait fréquenté la même colonie de vacances que moi à l’âge de quinze ans. À ma grande joie, il m’avait reconnu dans l’aérogare ! Je m’étais accroché à lui, en insistant pour que nous occupions des sièges voisins. Ce voyage et sa destination m’angoissaient et j’avais besoin d’une compagnie.
Walid, lui aussi, faisait ce parcours pour la première fois. Il n’était donc pas en état de me sortir de mon appréhension, mais du moins la partageait-il !
Le steward remit à chacun une fiche de débarquement. Je cherchais un stylo dans ma pochette quand mon copain me donna un coup de coude :
- Regarde !
Il me désigna, en haut de la fiche, le dessin d’un crâne barré d’une croix rouge.
- C’est quoi ? Murmurai-je.
C’était la première fois que je voyais une carte de débarquement aussi singulière.
Je lus sur la mienne, à mi-voix :
« La possession, le trafic et l’usage de drogue sont des crimes punis par la peine de mort »
Je frissonnai. Walid ne fit aucun commentaire et commença à griffonner aux emplacements assignés par des pointillés. Je jetai un coup d’œil sur sa tablette : ses mains tremblaient.
Bon ! Ce n’était pas nouveau pour moi : je savais, bien sûr, comme toute personne majeure vivant au XXIe siècle, que la drogue était illicite ; mais le lire ainsi, en arabe littéraire et symbolisé par un squelette, n’était pas de bon augure. Pourtant, j’étais un voyageur averti !
Les membres de ma famille m’avaient prévenu que la société que j’allais découvrir ne ressemblait en rien à celle que j'avais connue jusqu’alors. Ils disaient que la vie était très dure dans la ville où je comptais démarrer ma carrière professionnelle. Mais ces mises en garde m’avaient paradoxalement poussé à m’expatrier, en acceptant l’offre de l’agence de publicité. Les amis avaient fait un pari : « il ne tiendra pas un mois » !
À l’envie de rentrer, j’allais devoir résister au moins un an pour fuir le service militaire dans mon pays de naissance. En même temps, c’était l’occasion rêvée de démentir tout le monde. Moi, le benjamin gâté qui en avais fait baver aux enseignants à l’école et à l’université, qui ne terminais aucune besogne entamée, considéré par mes aînés comme le plus fragile, le plus vulnérable, je choisissais de relever le défi. Il fallait à tout prix quitter le giron familial, m’exposer, seul face au monde. J’avais 23 ans et trop attendu.
En recopiant le numéro de mon passeport sur la fiche et m’appliquant à écrire en arabe les informations demandées, je ne pus m’empêcher de lorgner la jeune femme que j’avais repérée dès le décollage, assise côté couloir dans l’allée de droite, trois rangs devant moi. À l’aide d’un petit miroir de poche, elle ajustait le trait de khôl sur sa paupière supérieure, le visage déjà enduit d’une épaisse couche de fond de teint. Dans la petite glace, nos regards se croisèrent. Elle sut que je l’observais. Sans se presser, elle termina sa retouche en appliquant un rouge à lèvres de couleur vive, puis s’adossa à nouveau confortablement. Déchaussés, ses pieds reposaient sur le dos du siège avant. Des flips flops, mules décorées de mille paillettes en argent, luisaient sous elle. Je remarquai sa pédicurie parfaite. En jean et top simple, elle devait avoir mon âge. Sa peau était brune, j’en déduisis que c’était une Arabe !
Walid reprit son bavardage avec un vieux Libanais assis côté hublot, qui semblait habitué aux va-et-vient entre Beyrouth et notre destination. Toutefois, ses réponses à nos questions demeurèrent évasives durant tout le vol. Ses regards fuyants semblaient dire : « Je sais ce qu’il y a au bout du chemin, mais je m’abstiens de vous le révéler ! ». C’est une attitude typique que je retrouve chez beaucoup de mes compatriotes, renommés pour leur individualisme ! Ou bien était-ce révélateur de ce qui m’attendait ?
Tout-à-coup, branle-bas en cabine : Les femmes à bord, toutes les femmes, se levèrent d’un coup, comme alertées par un signal que je ne pus saisir. Chacune à son tour ouvrit le compartiment à bagages au-dessus de son siège, en sortit quelque chose et, d’un geste ample, agile et habitué, laissa tomber sur son corps l’abaya.
Le froissement du tissu, les multiples parfums mêlés qui se dégagèrent du remue-ménage, produisirent sur moi un effet hypnotique. Je restai bouche bée à regarder ces filles si fraîches, ces belles femmes, se couvrir l’une après l’autre en un cérémonial prodigieux, se voiler de noir tandis que leurs cheveux et leurs lèvres conservaient leur éclat. On aurait dit une envolée de chauves-souris, un numéro du Cirque du Soleil – les couleurs en moins – ou un raz-de-marée de bédouines en deuil. Époustouflant !

Language pair(s)

French > English

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