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Français > Anglais : Roman Policier/ Détective amusant / humoristique, 63000 mots
Roman Policier/Détective amusant/humoristique
220 Pages / 63000 mots
Délai de livraison: Juin/Juillet 2013
Exemple du texte :
Je décide de prendre le métro jusqu’à la 68ème rue, là ou crèche la belle si tu te souviens bien. Pour ce faire je longe le Bryant Park, un parc digne de ce nom qui se trouve en plein milieu de Manhattan et qui pendant toute l’année est peuplé par une foule autant hétéroclite que variée : il y a des hommes d’affaires qui parlent d’affaires d’hommes, des femmes d’affaires qui parlent de lifting, des pauvres mecs, des mecs pauvres, des mères qui courent après leurs moutards qui eux courent après les pigeons, des noirs, des blancs, des jaunes, des jeunes qui déjeunes, des amoureux qui s’enlacent, d’autres qui s’en lassent, des policeman, des policewoman, des rabbins, des radins, des femelles trompées, des mâles qui se sont trompés de femelles, des chaises, des tables et des arbres. Enfin, une tranche de vie quoi ! J’arrive enfin à la station de métro dont le nom, extraordinaire coïncidence, est « Bryant Park ». Comme toujours quand je m’engouffre dans l’escalier menant dans le sous-sol manhattanien une bouffée d’air humide chaude et nauséabonde vient à mon encontre. Je ne sais pas si tu connais le « subway » new- yorkais, mais crois-moi, lorsque tu fais sa connaissance tu regrettes d’avoir pris une douche pour commencer la journée. On se croirait dans les tropiques, le degré d’humidité doit avoisiner les 120 %, c’est te dire ! Ensuite tu attends dans ton trou parmi un tas de gens à tronches d’enterrement que ta rame climatisée arrive enfin. Tu t’y précipites et te retrouves dans une boîte de conserve frigorifiée en compagnie d’encore plus de gens à tronches de sinistrés. Lorsque tu arrives à destination tu revis la même chose mais en sens inverse. Bon, j’attends ma rame comme disait le batelier. Pour passer le temps je me mets à compter les tickets de métro usagés qui ont été jetés sur la voie, lorsque mes beaux yeux bleus aperçoivent un rat qui trottine le long des conduites électriques qui longent le tunnel. Il agite ses petites pattes gaiement en suivant son chemin, sa queue dépourvue de poils le suivant gentiment. Je trouve ça amusant ce petit rongeur dans son élément souterrain et c’est pourquoi je continue mon observation. C’est alors que je crois voir quelque chose qui ressemble à une petite tache bleue sur son dos ! Il est déjà à quelque distance, ce qui rend mon observation un peu délicate. Alors je cours dans sa direction le long du quai. Les New Yorkais me voyant passer doivent penser que je poursuis une rame invisible ou que j’ai oublié de fermer le gaz. Lorsque j’arrive à sa hauteur, la rame de métro fait son entrée dans la station. J’ai encore tout juste le temps d’apercevoir ce qui me semble être un petit cylindre de papier bleu attaché sur son dos par un petit fil blanc !
J’entre dans le wagon en coup de vent, me précipite vers la fenêtre en essayant d’apercevoir mon ami le rat, mais je ne vois que le trou noir du tunnel et les innombrables tuyaux qui s’y engouffrent. La rame de métro se met en marche et moi, mon nez toujours collé contre la vitre, je me dis que j’ai peut-être des hallucinations dues à la chaleur étouffante ou à mon imagination excessive. Lorsque je sors enfin de mon tube à la station de la 68ème rue après m’être heurté à une multitude de mes contemporains (plus cons que temporains) le petit rat trottine toujours mais cette fois dans ma tronche. Il ne me quitte plus on dirait. Tu ne vois pas qu’il s’y installe bien au chaud qu’il se mette à lire mes pensées les plus profondes et secrètes et que je l’entende rire toutes les nuits ? Blague à part je me dirige d’un bon pas vers le numéro 67. En approchant, j’aperçois un tas de gens qui se sont amassés devant l’entrée. Il y a aussi deux voitures de police dont les feux tournants ne présagent rien de bon et une voiture de pompiers dont la présence m’étonne car il n’y a pas l’air d’avoir le feu ou que ce soit. Positif comme tu me connais je me dis que vu l’ampleur de l’immeuble et ses innombrables appartements il y a peu de chance qu’il soit arrivé quelque chose de fâcheux à la belle Roxane. Je fends la foule de badauds friands des malheurs de leurs semblables et j’aperçois, gesticulant, la casquette en arrière dévoilant une calvitie luisante, le gros Frank, policier de son état et sous-chef de la brigade criminelle de Manhattan. Je ne t’ai pas encore parlé du gros Frank comme tout le monde l’appelle, surtout lorsqu’il n’est pas présent. Il faut que je te le décrive, ça vaut le détour tu verras. Imagines une énorme poire renversée portant un uniforme, avec des fracs dont les revers à 20 cm du sol dévoilent des mollets poilus et des pompes dont la pointure doit avoisiner le 48, c'est-à-dire Titanic Size. Son flingue, qu’il nomme tendrement « Bullit » et dont il ne se sépare jamais, même pour dormir, faire l’amour ou aller aux gogues pend sur le côté de son énorme bidon ainsi qu’une paire de menottes rouillées. On dirait des jouets pour enfants tant ces accessoires ont l’air chétifs par rapport à son gabarit. Il adore la castagne et distribue des baffes aux mauvais garçons avec une générosité sans limite. Bref, il est énorme le père Frank, mais sous ses aspects de lutteur de foire et de char d’assaut surgonflé, il y a un homme qui adore, dans l’ordre, son flingue, sa femme, les autres femmes, son pays et la cuisine de sa femme dont il prétend qu’elle est un « cordon blou » comme il dit pour me faire de l’effet en me démontrant ses connaissances de la langue française qui, à part un terrible accent amerloque, ne sont pas si mauvaises. Lorsqu’il me voit il pousse un cri de baleine en rut, lève les bras avec tant de force que ses mains atterrissent dans la tronche des deux acolytes qui l’entourent et s’écrie :
- Johnny, vieille patate, qu’est-ce que tu fous ici ?
On se serre les pattes, ma main disparaît pour un instant dans une masse molle et humide qui se trouve être celle du gros Frank. Il me donne des grandes tapes dans le dos en répétant « ah, dis donc !, ah, dis donc ! ». Ce cérémoniel terminé il réitère sa question :
- Johnny, qu’est-ce que tu fous ici ?
Il faut dire que sa question est pertinente. On se connaît depuis plusieurs lunes Frank et moi. Au fil des ans et de tous les coups fumants que nous avons vécus ensemble, il s’est formé une amitié genre copains comme cochons seulement troublée parfois par le fait que Frank pense qu’en tant que détective privé et en plus étranger, je n’ai rien à foutre dans sa réserve de truands New Yorquais, dont il est le grand manitou et tient à le rester. Connaissant mon sens aigu de la déduction, mon intelligence, mon génie et ma perspicacité, (pas la peine d’être jaloux, chez moi c’est de naissance !) il essaye d’en tirer profit tout en évitant que je mette mes pieds dans ses plates-bandes.
- J’ai rendez-vous avec une belle rousse qui habite l’immeuble que tu te prépares à envahir avec ton armée.
- C’est pour ça que t’as mis ta chemise jaune canari, Johnny ?
Tu vois, fils, il me connaît bien le bougre !
- Ouais, c’est pour ça Frank, tu es jaloux ?
- Non, Johnny, mais j’ai bien peur que tu arrives trop tard et si tu veux rencontrer ta belle ce sera derrière de bons gros barreaux d’acier suédois au poste de police du coin. Regarde un peu du côté de ma voiture.
En effet, et tu l’as déjà deviné, je vois Roxane, assise à l’arrière de la voiture de police que l’état de New York met à la disposition du gros Frank aux frais des contribuables. Avec ses joues emplies de grosses larmes de crocodile adulte, son maquillage qui se fait la valise et sa chevelure rousse flamboyante, le tout déformé par la vitre, elle a l’air d’un gâteau aux abricots oublié dans un four et qui aurait pris feu. Je comprends maintenant la présence de la voiture de pompiers.
Je me tourne vers le gros Frank.
- Ça veut dire quoi, Frank ?
- Ça veut dire que ta super gonzesse est en état d’arrestation et soupçonnée d’avoir trucidé un clochard en lui fracassant la tronche avec une statue de granit représentant notre cher Président en train de jouer au golf au lieu de gouverner, le salopard !
- Hein ?
- T’as l’air étonné, Johnny. Tu sais bien que les rousses sont capables de tout avec leur tempérament et leur brasier sur la tête, non ?
- Oui, mais raconte, raconte cher Frank de mon cœur, dis-moi tout, ne me laisse pas dans l’ignorance fin limier, champion de la déduction, réincarnation du grand Sherlock, chien policier à la queue dressée et à la truffe humide !
Il se marre tout en se demandant s’il va vraiment prendre le risque de me mettre au parfum. Ce n’est pas la première fois qu’il pose les jalons d’une affaire et que je la lui pique vite fait bien fait. Il ne m’en a jamais tenu rigueur, mais il se méfie. Pourtant c’est l’envie de se confier et de m’épater qui l’emporte.
Il y va de sa petite histoire n’omettant aucun détail. Il gesticule tellement, que la foule se
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